Venise, ITALIE

La femme du capitaine et ses trois mâles ont rejoint le capitaine de Liladhoc par avion le 2 juin, ou plutôt le 3 au petit matin. Aaaah ! La compagnie Volotea pour un Bordeaux-Venise qui devait durer 1h55 ! On ne m’y reprendra plus ! Nous avons décollé avec plus de 3h de retard et atterri à l’aéroport Marco Polo de Venise à 2h du matin au lieu des 22h20 prévus !!! Et là, plus de navettes fluviales pour rejoindre Liladhoc sur l’île de la Certosa !
Impossible pour le capitaine de venir nous récupérer en annexe, beaucoup trop loin !

Nous pensions dormir les quelques heures qu’il nous restait sur les bancs en béton des quais d’accostage des navettes en attendant la première de la matinée affichée pour 6h, quand un bateau-taxi est arrivé pour déposer des clients d’hôtel à l’aéroport. Nous avons sauté sur l’occasion pour lui demander de nous amener, requête à laquelle il s’est aimablement plié moyennant 110€ ! Le taxi m’a annoncé 125€ mais je n’avais que 110€ en poche ! Ce n’était même pas de la négociation ! Direct in the pocket !

Et nous voilà embarquant dans ce joli bateau en bois verni et sièges en cuir fonçant dans la nuit noire vénitienne jusqu’à la marina Vento di Venezia, sur l’île de la Certosa, aux alentours de 4h du matin. Merci Volotea ! 
La marina Vento di Venezia offre tous les services habituels, située à proximité de la place Saint-Marc, le staff est très accueillant. Nous sommes restés à Venise une semaine, autant pour le plaisir de la visite que pour les prestations de la marina !
Venise n’a pas changé depuis notre premier séjour en 1996. Elle donne l’impression d’être un décor pour touristes, mais les canaux, les palais, les sculptures, les peintures du Tintoret et de Véronèse, les églises et cathédrales, les cafés, l’ambiance, donnent une atmosphère magique qui rappelle les films de Fellini comme les scènes de cascades de James Bond !
Découvertes de Murano et ses souffleurs de verre, de Burano et ses maisons colorées, ses dentellières, du centre de Venise avec son campanile, la place Saint-Marc, la basilique et ses stupéfiantes mosaïques, le palais des doges, le pont des soupirs, les ruelles étroites, le Lido et ses plages, les gondoles (80€ les 20 minutes !), le grand canal en vaporetto où des palais majestueux s’offrent à nos yeux. Et puis quelques virées en paddle pour Éric, Clément et Mathis entre deux Spritz sirotés au bar de la marina. De l’ambiance pour la demi-finale de football de l’Euro 2016 où l’équipe de France a battu l’équipe d’Allemagne avec efficacité ! Allemands, Italiens, Croates et Français dans le salon du bar de la marina rivés devant le match télévisé, quelle ambiance ! Yohan est à fond ! Rien que de le voir s’exclamer et commenter vaut le spectacle !

Tour en Adriatique été 2016

Liladhoc, après une année et demi de location et un deuxième tour de l’Atlantique à son actif, reprend du service avec ses propriétaires pour une virée de deux mois en Méditerranée en juillet et août 2016 !
Le capitaine et deux potes, novices mais plein de bonne volonté et d’envie de partager une aventure maritime, ont largué les amarres de La Grande Motte le 12 juin 2016 pour atteindre Venise le 30 juin.
Alternance de vent fort et de pétole, de moments de détente et de plaisirs gastronomiques comme lors d’une escale à Bonifacio ! Tiens bon la mer et tiens bon le vent hisse et oooh Liladhoc ! Merci aux deux matelots d’avoir accompagné mon capitaine préféré et d’avoir su apprécier et partager avec lui ce périple ! 

Épilogue

En un an, nous aurons parcouru sur Liladhoc 14 170 milles nautiques ( plus de 26 240 km ) et visité 16 pays. Un tour de l’Atlantique !
Nous voici de retour à notre point de départ. La boucle est bouclée !

Nous avons conscience de notre chance. La chance d’avoir pu réaliser un rêve. Le bonheur d’avoir partagé en famille une année constellée de découvertes aussi plurielles que fascinantes. Par goût pour la vie.
Heureux d’être partis, heureux de rentrer !
Cette « déconnexion » d’une année avec le quotidien nous a permis de prendre un recul suffisant pour faire de nouveaux choix et avoir conscience de l’essentiel.
Même si le syndrôme de Tarzan à Manhattan se fera sûrement sentir plus d’une fois, nous savons que l’essentiel nous attend. La famille, les amis, les gens que nous aimons. Et puis notre vie de terriens, nos attaches à la presqu’île de Lège Cap-Ferret et à notre petit cata « Wakfu », un KL 28, avec lequel nous naviguons sur le bassin d’Arcachon en saison. Vivre sans le plaisir de la mer ?! Inconcevable !
Liladhoc, notre allié, continuera à naviguer fidèlement au gré des vents et des mers avec d’autres équipages. Sa location nous permettra de le garder pour en profiter de nouveau plus tard …
Des idées de grands voyages font déjà leurs apparitions, mais en bons Gascons, nous les laisserons mûrir … Comme le bon vin !

Nous sommes contents d’avoir pu partager avec vous, fidèles lecteurs du blog, notre tour de l’Atlantique 2012-2013.
Les Liladhociens vous disent à bientôt ! 🙂

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La Grande Motte, France

Dernière traversée La Línea -La Grande Motte

Le compte-à-rebours est enclenché … Encore une dizaine de jours avant le Grand Retour …

Nous quittons Gibraltar le 8 juillet au matin. La méditerranée ondule et le vent de face nous oblige à tirer des bords. Eole nous enverrait-il un signe pour nous inviter à poursuivre le voyage en direction du continent africain ?
Des bateaux-copains sont déjà rentrés (dont certains ont vendu leur bateau aux Antilles et sont revenus en avion), d’autres profitent encore des douceurs caribéenne ou américaine ou ont déjà franchi le Pacifique pour une année de plus sur l’eau …

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Une des dernières montées de Grand-Voile pour quitter le Rocher

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Liladhoc rentre doucement à la maison …

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Au niveau d’Almeria, un sous-marin espagnol nous interpelle par VHF pour nous prévenir qu’il est en plein exercice de manœuvre mais que l’on peut conserver notre cap !

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Nous n’avons jamais autant utilisé le moteur que pour cette ultime navigation, il y a vraiment pétole ! Heureusement que nous avons fait le plein de gasoil avant de partir d’Andalousie !
Puis brusquement, le vent se lève et nous remontons le gennaker, les orages menacent, puis de nouveau plus un souffle d’air ! Il fait bon, le soleil frappe surtout vers le milieu de l’après-midi. Le vent ne susurre même pas dans les haubans. Les poissons boudent les appâts. Quelques dauphins jaillissent des flots chaque matin pour saluer Clément avant la fin de son quart.
Mathis et Yohan se défoulent sur le filet (loisir absolument interdit en navigation en temps ordinaire). Lecture, films, jeux de cartes, spectacles de danses et de sketches pour les plus jeunes …

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Petit coup de colère lorsque nous voyons flotter du plastique, du polystyrène et que nous démêlons nos bas de lignes sur lesquels se sont accrochés des bouts de filets de pêche et déchets en tout genre. On songe qu’en plus, la pire des pollutions est sans doute plus sournoise. Elle est industrielle, agricole ou domestique et gagne la mer chaque jour …
On aimerait avoir une baguette magique par moment et pouvoir formuler le vœu d’une planète plus propre pour nos enfants !

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Le 12 juillet au soir, nous décidons de faire une dernière petite halte dans une cala espagnole. Après tout, on est toujours en vacances ! Nous passons la journée du lendemain à profiter du lieu avant de reprendre notre route.

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Cala S’Alguer, à l’est de Palamós où nous passons la nuit. Notre dernier mouillage … L’arrivée d’autres bateaux et le monde sur la plage nous font quitter la cala pour un autre mouillage moins fréquenté (on est plus habitués !).

Groupe de rochers appelé « Las islas Hormigas » (les îles fourmis). Le passage entre ces îlots et la côte ne peut s’effectuer que par grand beau temps.

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Vue sur la cala Planas. Clément va déposer ses frères sur la playa avant de prendre le canoë pour une balade en solo

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Mathis et Yohan sur les rochers

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On profite d’un thermique pour mettre les voiles vers La Grande Motte !

On longe la Costa Brava

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Nous ouvrons des yeux immenses sur l’horizon. Les mouettes tournoient dans le ciel. Nous approchons de notre destination finale.
Le 14 juillet, nous faisons notre entrée dans le port de La Grande Motte. Il paraît qu’un feu d’artifice est prévu pour notre retour, mais chut !!!

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Cordoue, Espagne

Cordoue, Espagne

06/07/2013

Départ chrono 7h30 du matin, pour 3 bonnes heures de route ! Aimer l’Andalousie à ce point et ne pas voir Cordoue serait un sacrilège ! La fraîcheur du matin est cela dit appréciable, car les 43°C de la journée nous confirment que l’été en Andalousie, madre de díos, que calor !!!

Après les Carthaginois et les Romains, les Maures firent de Córdoba la capitale d’un vaste empire musulman. Les émirs tentèrent d’étendre leur territoire vers le nord et furent bien sûr arrêtés par Charles Martel en 732 . A l’époque, Cordoue rivalise avec Constantinople et compte plus de 300 mosquées !
Pendant plus de 3 siècles, une grande harmonie règne entre les cultures musulmanes, juive et catholique (comme quoi on peut y arriver). Les califes et les émirs, amoureux d’art et de savoir, évitent les ségrégations religieuses. Les artistes, philosophes, scientifiques partagent leur savoir et affluent à Cordoue de l’Europe entière. Tolérance relative puisque l’esclavage est autorisé et que les habitants doivent payer de lourdes taxes aux émirs s’ils veulent pratiquer librement leur religion et conserver leur autonomie civile ! Tolérance donc, mais sous bonne garde !
La ville connaîtra son apogée au Xe siècle. Puis des luttes intestines portent un coup fatal à l’Islam. Les catholiques feront subir aux musulmans plus d’humiliations que les musulmans ne leur en avaient imposées.

Aujourd’hui, l’économie vient de l’agriculture (les champs d’oliviers à perte de vue dans les sierras en témoignent) et du tourisme.

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On se promène dans la vieille ville, l’odeur du cuir des tanneurs flotte dans l’air. Le mot « cordonnier » vient d’ailleurs du nom de la ville de Cordoue, où se tannaient peaux et cuirs (« cordouanier » a donné cordonnier !). Le charme andalous de ces dédales de ruelles à pavés, des balcons fleuris et des belles portes en bois sculpté des maisons blanches opère.

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La Mezquita.

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C’est une mosquée-cathédrale. Seule grande mosquée conservée en Espagne, une des plus grandes du monde ! Elle a subi des extensions successives au fil des siècles et des conquêtes.
La Judería, l’ancien quartier juif, entoure la mosquée.

La Mezquita est considérée comme le monument islamique le plus important d’Occident. Magnifique et déroutant : une forêt de colonnes en marbre soutient l’immense salle des prières ! La mosquée en a conservée plus de 800 ! Et à l’intérieur même, plusieurs chapelles ! Les Catholiques ont investi les lieux tout en conservant la mosquée d’origine.

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Mélange de mosaïques et moulures arabesques de la mosquée et art baroque des représentations du Christ.

Fontaine des ablutions, dans la grande cour des Orangers, avec en arrière-plan le minaret. Les loulous en profitent pour s’arroser !

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Panorama sur le pont romain dont la construction est attribuée à l’empereur Auguste. Il traverse le Guardalquivir. L’imposante tour carrée (Torre de la Calahorra ) de l’autre côté a été construite par les Maures.

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La puerta del Puente, une des anciennes portes de l’ancienne ville fortifiée qui mène au pont romain pour traverser le puissant fleuve Guadalquivir.

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Alcázar de los Reyes Cristianos

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Cette forteresse est l’ancien palais des Rois catholiques et fut le siège de l’Inquisition pendant 300 ans.

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Jardins rafraîchissants de l’Alcázar qui nous rappellent ceux de l’Alhambra à Grenade (en beaucoup plus modestes évidemment, mais créés sur le même principe !).

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Impossible de résister au plaisir de déguster d’excellentes glaces artisanales près de la place de las Tendillas, après une balade en calèche et une razzia chez « Desigual » ! Cordoue a décidément des charmes multiples et variés. On a beaucoup aimé !

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08/07/2013

Matin. Départ de La Línea pour la suite et fin de notre remontée vers La Grande Motte. On risque subir les caprices d’Eole, très lunatique dans cette mer fermée, mais quand on aime, on ne compte pas ! Alors, ¡ adíos Andalusía !

Cadix, Espagne

Cadix, Espagne

Le 05/07/2013

L’Andalousie nous manquait, nous la redécouvrons avec plaisir. Cadix se situe à 1 h environ de La Línea. Nous ferons quelques haltes, notamment pour jeter un coup d’oeil aux différents ports de plaisance, mais retiendrons celle de Tarifa.

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Un vent incessant s’engouffre dans ces collines pelées et les éoliennes tournent ! D’ailleurs, le principal attrait de Tarifa c’est … Le vent ! Un zef régulier (qui saoûle à la longue) qui atteint en pointe les 120 km/h. En fait, La Mecque des véliplanchistes et des kitesurfers ! Cela dit, pas pour un Brice de Nice ! Les plages sont longues, superbes et désertiques.

On aperçoit les côtes marocaines. Dans le port de Tarifa souffle un vent à décorner les bœufs !

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Tarifa, à la pointe sud de l’Espagne. C’est ici que se croisent l’eau froide de l’océan atlantique et l’eau chaude et très salée de la mer Méditerranée.
La vieille ville aux étroites ruelles est charmante et vivante. Très touristique. La blancheur des maisons rappelle celle des casbah.

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Castillo de Gúzman el Bueno

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Occupée par les Romains, puis par les Arabes qui la nomment Yebel Tarik. Au XIIIe siècle, les chrétiens reprennent la cité. Le fils du gouverneur chrétien Guzman, âgé de 9 ans, est fait prisonnier par les Maures, qui exigent, en échange de sa vie, que leur soit livrée la place forte. Gúzman répond sans attendre en lançant une dague du haut du château et son fils est égorgé sous ses yeux. Cet acte (fort discutable) a fait de Gúzman la figure emblématique de la cité.

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Cadix

La ville est très étendue. Nous ne découvrirons évidemment que la ville intra-muros. Mais quel frisson pour des navigateurs, de fouler le pied de cette ville symbolique ! Christophe Colomb est parti de Cadix pour sa Découverte du Nouveau Monde !
Elle fut fonder par les Phéniciens en 1100 av. J.-C. Cadix peut donc revendiquer son titre de plus ancienne ville d’Occident !
Bien plus tard, Napoléon essaiera en vain de la conquérir. Aujourd’hui, c’est un grand port qui assure le commerce avec l’Afrique.

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La cathédrale (1723-1853)

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La place sur laquelle donne cette imposante cathédrale est remplie de cafés et une ambiance très agréable s’en dégage. Cela nous rappelle un peu l’atmosphère de Barcelone.

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On flâne dans les ruelles, un peu assommés par la chaleur (40°C environ !).

« La Belle de Cadix a des yeux de velouuuurs … Tchica tchica tchic aï aï aï »

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La Línea, Espagne

La línea, Espagne

Le 04 juillet, vers 10 h, nous arrivons à Gibraltar après 1023 milles. Les ports anglais sont complets et nous trouvons refuge dans la marina Alcaidesa, côté espagnol, à la ville frontière La Línea. Accueil très sympa. Nous sommes au cœur de la ville moderne. En discutant avec des navigateurs français, nous apprenons que quelques bateaux ont fait naufrage ou ont cassé leur mât en voulant entrer dans le détroit il y a une semaine. Nous avons bien fait de saisir la bonne fenêtre météo.

A ce stade du retour, il reste environ 3 jours et demi entiers de navigation. Nous avons bien géré notre temps, avec les exigences météorologiques. Nous avons hâte de rentrer. Le voyage est maintenant derrière nous. Le plaisir de retrouver la famille proche et les amis se fait de plus en plus pressant. Notre petite chienne Gioia aussi nous manque. Les locations saisonnières à venir de Liladhoc nous poussent également au retour. Un check-up complet + quelques réparations sont prévus au chantier Outremer de La Grande Motte à partir de la mi-juillet.

Liladhoc reprend ses aises dans la marina pendant que nous partons en ville pour louer une voiture

Vue du Rocher de Gibraltar. Nous le découvrons pour la première fois sans nuage ! Notre escapade de 2012 au sommet nous avait valu une pluie diluvienne et un retour dans la Queen’s way quay marina trempés jusqu’aux os !

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Les Açores

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Interviews-bilans individuelles des 3 moussaillons, en pleine traversée Bermudes-Açores, en juin 2013

Clément, 13 ans 1/2

1) Où es-tu aujourd’hui ?

Je suis dans le bateau, assis dans le cockpit !!!

2) Quels sont pour toi les meilleurs souvenirs de cette année de voyage ?

Il y en a plein ! La liste serait trop longue … Madère, le Sénégal, les Tobago Cays, les BVI, Cuba, Les Bahamas … Les plages superbes, les fonds marins, la pêche à la langouste et le contact chaleureux avec les gens, surtout au Sénégal et à Cuba. Et … La navigation dans le Siné Saloum, la Casamance, c’était beau …, la nav´ Canaries-Dakar et le record de 23,9 nœuds du bateau, ouah, et à chaque fois que Liladhoc fait des départs en surf supérieurs à 20 nœuds, j’adore !

3) Quels sont les pires souvenirs ?

Ils ne sont pas encore passés … Sûrement quand on va rentrer à La Grande Motte … La fin du voyage …

4) Qu’est-ce-qui t’a le plus manqué par rapport à ta vie  » d’avant  » ?

Les amis.

5) Serais-tu prêt à repartir une année en bateau ?

Non, deux ans !!!

6) Comment est ta cabine ?

Elle est parfaite, à l’image de son occupant (rires). Non, non, tu mets pas ça !!!
Elle est grande et confortable !

7) Que te tarde t-il le plus de retrouver en rentrant ?

Mes amis.

8) Qu’est-ce-qui est pour toi le plus difficile à vivre à bord ?

La promiscuité. Des fois, c’est bien de pouvoir souffler, c’est quand même difficile.

9) Qu’est-ce-que tu préfères faire en navigation ? Au mouillage ou au port ?

Dormir ! Non, non, je rigole. C’est être à la manœuvre et apprécier ses effets sur le spidomètre ! Pour le mouillage, ça dépend du mouillage évidemment ! J’aime aller à la pêche aux langoustes, me balader …

10) Quelles sont les nouvelles activités que tu as découvertes et aimées pratiquer (4 maximum) ?

Le kite-surf, la plongée sous-marine, la plongée en apnée, les sensations de navigation sur un Outremer …

11) Que penses-tu de l’école sur le bateau ?

C’est génial, tout simplement génial ! (Rires). Avant, je m’ennuyais des fois en cours … L’avantage du Cned est d’avoir une meilleure vision de la quantité de travail à répartir sur l’année. Ce n’est pas toujours adapté à une année sur un bateau, avec internet qu’on a du mal à avoir pour télécharger à partir du site ou enregistrer les devoirs oraux. En plus, le voyage ne se prête pas toujours au travail scolaire ! Mais j’avance quand même plus vite tout seul.

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Mathis, 10 ans

1) Où es-tu aujourd’hui ?

En pleine mer ! En navigation pour les Açores.

2) Quels sont pour toi les meilleurs souvenirs de cette année de voyage ?

C’est difficile à dire comme ça parce que j’ai tout aimé dans le voyage. J’ai préféré le Sénégal, Cuba, Grenade et les Bahamas.

3) Quels sont les pires souvenirs ?

Gibraltar parce qu’il faisait que pleuvoir !
Mon pire moment, c’est pendant la navigation Canaries-Dakar, il y avait trop de mer, j’étais malade. Mais je recommencerai si c’était à refaire !

4) Qu’est-ce-qui t’a le plus manqué par rapport à ta vie  » d’avant  » ?

Mes papis et mes mamies, enfin toute la famille et … notre maison de Bègles.

5) Serais-tu prêt à repartir une année en bateau ?

Oui !

6) Comment est ta cabine ?

Super, mais un peu moins bien que ma chambre de Bègles.

7) Que te tarde t-il le plus de retrouver en rentrant ?

Tout !

8) Qu’est-ce-qui est pour toi le plus difficile à vivre à bord ?

… Rien, sauf quelques navigations agitées.

9) Qu’est-ce-que tu préfères faire en navigation ? Au mouillage ou au port ?

Aider mon papa à naviguer (j’aimerais l’aider beaucoup plus) et regarder des films sur le PC. Au mouillage, j’aime bien me baigner et faire du canoë, de la trottinette au port, courir, visiter …

10) Quelles sont les nouvelles activités que tu as découvertes et aimées pratiquer (4 maximum) ?

Faire du canoë, accrocher et décrocher l’annexe et démarrer le moteur, le snorkeling, demander des trucs en anglais et en espagnol …

11) Que penses-tu de l’école sur le bateau ?

Je pense que c’est plus difficile qu’à l’école, mais faire des devoirs dans des endroits paradisiaques, c’est super !

20130621-135820.jpgYohan, 6 ans

1) Où es-tu aujourd’hui ?

En navigation pour les Açores.

2) Quels sont pour toi les meilleurs souvenirs de cette année de voyage ?

Ben …, les amis sur les bateaux, les mouillages où on s’est baignés. Mon préféré c’est le mouillage où on avait pieds même au bateau et on était avec Humanes et puis quand je suis allé au CP à Siwo.

3) Quels sont les pires souvenirs ?

Mes pires moments, c’est juste quand j’ai le mal de mer.

4) Qu’est-ce-qui t’a le plus manqué par rapport à ta vie  » d’avant  » ?

Les copains et toute la famille !

5) Serais-tu prêt à repartir une année en bateau ?

En rêve !

6) Comment est ta cabine ?

Il y a des étagères avec mes jouets et mes livres, j’ai un secrétaire où je range mes meilleurs dessins. Les peluches dorment avec moi.

7) Que te tarde t-il le plus de retrouver en rentrant ?

Ma chambre de Bègles pour retrouver tous mes jouets, et je ferai des super jeux !

8) Qu’est-ce-qui est pour toi le plus difficile à vivre à bord ?

Le mal de mer et quand ça bouge, c’est dur de se mettre en pyjama ou de s’habiller ! Et puis quand on se dispute avec Mathis !

9) Qu’est-ce-que tu préfères faire en navigation ? Au mouillage ou au port ?

Si j’ai pas le mal de mer, jouer ou regarder un film ou écouter maman me lire une histoire. J’aime me baigner, aller sur la plage, jouer sur le trampoline !

10) Quelles sont les nouvelles activités que tu as découvertes et aimées pratiquer (4 maximum) ?

Nager sans les manchons, dessiner des cartes du monde, regarder les poissons avec le masque et le tuba, faire des gâteaux au yaourt !

11) Que penses-tu de l’école sur le bateau ?

Je pense que les maths, c’est facile, le français c’est moins facile, mais je commence à savoir lire et j’espère savoir vraiment lire en rentrant au CP. Je préfère ma maîtresse de maternelle que Maman parce qu’elle ne m’a jamais fâché !

L’île de Flores

Le capitaine n’a pas écouté les conseils de Jimmy Cornell qui encourageait à suivre une route au Nord au début pour aller chercher des vents d’ouest. Le Cap’taine a préféré suivre la route « orthodromique » qui consiste à emprunter le chemin le plus court entre deux points de la surface de la Terre (en prenant en compte sa forme sphérique). Pari gagné !
Après 8 jours et 21 Heures d’une navigation sereine sur un flux de vent d’ouest de 3 à 6 Beaufort entre deux zones anticycloniques ceinturant le flux et un soleil radieux (une nuit de pétole seulement), des dauphins tachetés de l’Atlantique par deux fois sur les flancs de Liladhoc, nous arrivons sur l’île de Flores, l’île la plus occidentale du continent européen (avec la petite île de Monchique), à mi-chemin entre le Portugal continental et Terre-Neuve.
Une nouvelle fois, notre pure-sang des mers a été à la hauteur de nos attentes.

Les Açores … Quelques minuscules points sur la carte de l’Atlantique Nord, éparpillées sur plus de 58 000 km² d’océan …

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La majeure partie de la côte est formée de hautes falaises volcaniques et de caps bordés de rochers assez traîtres. On passe le brise-lames et jetons l’ancre dans la baie de Porto das Lajes, réputée pour être un bon abri.
Nous avons passé les fuseaux horaire et avançait de 3h nos montres. Encore deux heures d’écart avec la France métropolitaine.

Ouf ! Terre ! Nous venons d’achever notre deuxième plus longue traversée de notre tour de l’Atlantique ! Les enfants sont heureux, les parents aussi !
Nous retrouvons un bateau-copain, « Oiaou », avec Laure et Gabriel, croisons de nouveau « La route des mouettes »et sympathisons avec d’autres, partis depuis un an ou plus et de retour comme nous vers la France.
Mathis et Yohan se mêlent à la ribambelle d’enfants et se mettent à fabriquer des bateaux avec du matériel de récupération pour faire des mini-régates dans le port !

Les premières odeurs sont toujours les plus intenses. Mélange de feuilles, d’humus, de fleurs et d’iode.

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3 organismes au programme pour les formalités incontournables, à savoir : la Guardia National Maritima, la Policia Maritima et l’Alfândega (douanes) à la Câmara Municipal (mairie) absents le week-end. Ce sera pour lundi ! Ambiance détendue, papiers remplis sur le capot de la jeep !

Flores, une des neuf îles volcaniques de l’archipel des Açores.
143 km² de splendides paysages et 4 000 îliens environ, souriants et accueillants. Le portugais des Açores est paraît-il proche de celui du Brésil. C’est une belle langue. Les habitants parlent un peu français et anglais. Nous goûtons les fromages et plats locaux, notamment ceux à base de porc et de légumes ou de morue. Et nous retrouvons la monnaie européenne !

Pourquoi partir au bout du monde lorsque de tels paysages s’offrent à nous, si près de la France ?! Les températures peut-être ?! C’est vrai que pour un mois de juin, il fait un peu frisquet dans les hauteurs et les hortensias ne sont pas tous fleuris. C’est malgré tout magnifique ! Favorisés par le climat subtropical (merci l’anticyclone), certains sont gigantesques ! Les Açoriens disent qu’aux Açores, il n’est pas rare d’avoir les quatre saisons en une seule journée !!!

Lacs formés dans des anciens cratères, comme la Caldeira Rasa et la Caldeira Funda, entourés de brumes matinales.

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Le vert semble être une couleur dominante sur l’île de Flores

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Les collines couvertes d’herbe moelleuse nous rappellent la Normandie ! En plus, ici aussi il y a des vaches ! Les vestiges des cultures en terrasse encore visibles. Elles servent maintenant de pâturages. La race de vaches açorienne est dérivée de la Hollandaise !

Les « Rochas dos Bordoes » -Tuyaux d’Orgue- sont des falaises escarpées de basalte noir aux colonnes verticales qui surplombent le village de Mosteiro.

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Mosteiro, village fantôme. Les vaches et les chiens semblent être les uniques habitants du lieu. César, notre taxi, nous expliquera que beaucoup de maisons de village sont laissées à l’abandon car les enfants sont partis sur le continent et que personne ne veut racheter.

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Village de Fajãzinha

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César, notre taxi, nous a conduits et récupérés où nous le souhaitions, ce qui nous a permis d’emprunter de nouveaux sentiers et de suivre un itinéraire sans boucle, pour 40€ la journée !

Les lacs de cratère de Flores, notamment les Lagoa Negra et Comprida sont de véritables merveilles naturelles …

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La caldeira seca, avec en arrière-plan le Morro Alto, qui culmine à plus de 914 m. Le Massif Morro Alto, surplombe de profonds lacs verts qui reposent sur des cratères de volcans éteints couverts d’hortensias bleus, de pins, de cèdres et d’eucalyptus.

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Santa Cruz, capitale de l’île

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En arrière-plan, la petite île de Corvo

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L’imposante église baroque du XIXe de Nossa Senhora da Conceiçao

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Piscines naturelles de Santa Cruz

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Devant le musée de la baleine (déjà fait à Madère)

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Pour les Historiens amateurs … Il était une fois, les Açores …

Bien après les Phéniciens et les Carthaginois, le Portugal revendique et colonise les Açores au XVe siècle.
Des Flamands, des Bretons, Ecossais, Italiens et Irlandais émigrent aux Açores, tous rêvant d’une vie meilleure. De nos jours, des familles parmi les plus importantes du XVe siècle ont encore des descendants dans l’archipel.
Au XVIe siècle, le roi d’Espagne Philippe II envahit le Portugal continental et revendique les territoires d’outre-mer. Les Espagnols réalisent rapidement la valeur de l’archipel qui offre une escale stratégique pour leurs riches galions rentrant des Amériques. Ennemis traditionnels des Espagnols, les pirates et corsaires anglais et français sont attirés par la convoitise (comme quoi Anglais et Français pouvaient se rallier pour la même cause !) et attaquent régulièrement les galions espagnols chargés d’or ( pour ceux qui étaient parvenus à échapper aux pirates des Îles Vierges !!!).
La monarchie est renversée en 1910 et le pays devient alors une république, avant l’avènement du dictateur Salazar. Pendant les deux Guerres mondiales, le Portugal autorisera les Alliés Anglais et Américains à installer leurs bases. Les unités navales britanniques utilisent Horta comme base dans la Bataille de l’Atlantique de 1943 à 1945.
Beaucoup d’îliens ont émigré aux États-Unis et au Canada dans les années 60. La plupart continue à envoyer de l’argent à leur famille et certains reviennent sur leur île ce qui relance l’économie locale, principalement dans le bâtiment.
La dictature portugaise s’acheva en 1974 et amena les Socialistes au pouvoir. En 1976, les Açores deviennent une région autonome du Portugal.

Les bâtiments blanchis à la chaux avec portes et fenêtres soulignées de bandes de couleur sont typiques de tout l’archipel.

L’île de Faial

Faial se situe à 120 milles nautiques de Flores, soit 1 jour 1/2 de navigation, au moteur (le capitaine fulmine, il y a pétole, et en plus, on a cassé nos deux bas de ligne après avoir ferré sans doute de gros thons !).
Nous avons quitté Flores vers 12h30 le 18 juin pour arriver le lendemain vers 13h dans la marina de Horta, sur l’île de Faial.

Quand des dauphins suivent avec puissance et élégance Liladhoc …

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… Des cachalots évoluent calmement …

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En plus de l’agriculture et de l’élevage, introduits au XIXe siècle, une autre source permanente de revenus et d’emplois provenait des navires qui emplissaient les ports et qui recherchaient toujours provisions, main d’œuvre et équipages, comme les baleinières américaines. Il y a moins de 30 ans, on pêchait encore les cachalots à l’aide de harpons lancés à la main depuis de légères embarcations à rames (ça ne vous rappelle pas Madères ?). L’industrie baleinière locale a démarré avec le retour de ces îliens qui formaient les équipages des baleinières américaines.

Herman Melville écrivait en 1851 dans « Moby Dick » : « De nombreux pêcheurs de baleines viennent des Açores […], on ignore pourquoi mais les meilleurs pêcheurs de baleines se trouvent parmi ces îliens ».

20130621-144600.jpg photo de magazine qui rend mieux que notre modeste appareil photos
L’escale mythique des Açores se situe ici, à Horta, la capitale de l’île, qui accueille tout ce que la mer compte de voyageurs au long cours ! Escale obligée de tout navigateur, professionnel ou amateur, voileux du monde entier ! Une atmosphère internationale, vivante et gaie, ça bouillonne, ça bouge !

Nous faisons quelques pas à terre en foulant avec émotion les quais recouverts des traditionnels « good wind paintings », les milliers de peintures réalisées par les équipages en transit pour s’attirer les faveurs d’Eole et éloigner le mauvais sort. On marche les yeux par terre, on s’arrête sur certaines qu’on admire, on imagine le périple derrière le dessin … A nos pinceaux !!!

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Sur les pontons, petites coques fragiles et coursiers sophistiqués se côtoient. C’est vraiment très agréable de s’y promener. Destination magique pour les navigateurs au long cours …

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Liladhoc dormira à l’ancre, à l’abri de la baie. Les autorités -parlant très bien français- nous proposent une place dans la marina, face à la Capitainerie, pour le lendemain. D’abord tentés, nous déclinons la proposition car nous craignons que le bateau ne soit souvent à couple avec un autre voilier venu faire les formalités. La place manque !

Les Espagnols ont construit des forts pour se protéger des invasions Anglaises et Maures.

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Le dernier tremblement de terre s’est produit à Faial en 1998. Un volcan surgi de nulle part a détruit en 1953 tout un village.

Un taxi nous mène jusqu’au Monte de Guia, un promontoire à 145 m de haut.

Ancien cratère éventré pénétré par la mer

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Vue de Horta et de sa plage

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Vue sur Pico, deuxième île de l’archipel de par sa superficie, qui doit son nom au volcan qui en constitue une large partie (2 531 m, le plus haut sommet des Açores et du Portugal)

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On boit un coup au célèbre Peter’s café sport. On y retournera le lendemain pour fêter mes 42 ans !
On admire les boiseries cachées derrière les fanions, drapeaux, cordages, pièces d’accastillage et autres souvenirs laissés par les équipages de passage. Ce bar est l’un des plus connus sans doute dans le monde de la plaisance !
Un petit musée au premier étage montre des pièces de Scrimshaw, art de la gravure sur l’ivoire du cachalot. Le Scrimshaw est un artisanat traditionnel des baleiniers des Açores. On grave sur des dents de cachalot (récupérées lors des pêches ou sur des cadavres échoués) des scènes de chasse, de famille, religieuses, des portraits.

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Des plus grands aux plus petits …

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Après une prise de conscience des retombées économiques induites par les bateaux de passage, des projets de marinas fleurissent.
Celle de Horta est une des marinas qui accueillent le plus de bateaux à l’année. Elle a vu passer les plus grands marins du monde, de Tabarly à Lamazou en passant par Malinovski et Cousteau. Sa situation géographique en fait une étape importante pour les plaisanciers qui voyagent entre les Caraïbes et la Méditerranée.

22 juin 2013

Peinture de rigueur sur le quai principal, souvenir du passage de Liladhoc et son équipage. Obtiendrons-nous les faveurs d’Eole et Poséïdon ??!

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16h30. Départ pour São Miguel, à 155 milles de Faial.
Arrivée à São Miguel, marina de Ponta Delgada le 23 juin à 17h.

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São Miguel

Nous voici dans les Açores orientales ! L’île de São Miguel se trouve à 1500 km de la côte portugaise. C’est la plus grande île des Açores, la plus peuplée (plus de 133 000 habitants). Les Açoriens de l’île vivent de la pêche, de l’agriculture, du commerce et du tourisme. Nous retrouvons les centrales géothermiques déjà observées aux Antilles qui fournissent l’électricité.

Marina de Ponta Delgada

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20130626-185404.jpgRetrouvailles des potes

Ponta Delgada est le port de référence des Açores, le plus grand port militaire et commercial. Il est protégé par plus de 1500 m de brise-lames.
Nous sommes dimanche, il faut nous dépêcher pour accomplir les formalités d’usage sur chaque île, les bureaux ferment à 17h30. On arrive à temps, mais l’officier, souffrant ce jour, est déjà parti ! Pas grave, on s’est trouvés une place le long d’un ponton flottant. Devant nous, un immense cata d’au moins 82 pieds se dresse. La taille des flotteurs est impressionnante ! Liladhoc fait tout petit ! Le skipper discute avec Eric. Une Française accompagnée de ses trois garçons vient à notre rencontre sur le quai. Elle vit aux Açores depuis 15 ans. Elle trouve courageux notre périple. Sentiment commun à tout terrien ne quittant que rarement la terre ferme !

La première nuit ne sera pas sereine. Une amarre se tend contre notre flotteur dans un bruit assourdissant dès qu’il y a une légère houle.

Jardin José Do Canto, le capitaine récupère !

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José do Canto fut l’importateur des jardins à l’anglaise de l’époque victorienne aux Açores. Les enfants récoltent des bouts de bois pour la construction de leur futur cata !

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Lutte gréco-romaine pour la fratrie

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Ponta Delgada. Cette capitale est pittoresque avec quelques jolies églises et autres édifices datant du XVIe siècle.

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Portes de la ville de Ponta Delgada.
Les rois portugais en visite passaient tous par là, de Dom Pedro IV à Dom Carlos. On aime beaucoup ce côté-ci de la ville, avec ses ruelles pavées et piétonnières.

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Église de São Sebastião, style gothique du XVIe siècle, Ponta Delgada

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Fort de São Bras, Ponta Delgada. Le fort a été construit au XVIe siècle pour défendre l’île contre les pirates.

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La location pour deux jours d’un petite Nissan Micra nous permettra de sillonner une partie de l’île.
Comme à Flores, richesse de verts, des prairies aux forêts, des plantations de thé aux champs de tabac, des cultures d’ananas aux roseaux serrés bordant les lacs …

Lagoa do Fogo. Lac bleu au fond d’un cratère volcanique

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Porto Formoso

Fabrique de thé à Porto Formoso

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Cultivé depuis la fin du XIXe siècle aux Açores (en 1878, deux honorables Chinois firent le voyage jusqu’à São Miguel pour enseigner aux Açoriens cet art).

Le thé (chá en portugais), nous font découvrir de nouveaux arômes.

La taille des arbustes d’un vert brillant est minutieuse (on ne coupe que les feuilles du haut). Un plant peut être exploitable pendant 100 ans !

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Il y a trois variétés différentes : Orange Pekoe, de la première feuille, Pekoe, de la seconde feuille, au goût moins prononcé et Broken Leaf, issu des particules des différentes feuilles, moins parfumé mais plus doux, que nous dégusterons à l’issue de la visite.

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Les jours se suivent … Et ne se ressemblent pas ! Le belvédère de Vista del Rei, à l’ouest de l’île est sans doute magnifique lorsqu’il ne pleut pas ! On avait prévu une randonnée pédestre réjouissante entre les lacs, mais le crachin et le vent froid auront raison de nous. A quoi sert de se balader si l’on ne voit rien à 50 mètres ! On est dans les nuages açoriens, quelle guigne ! On réalise que le retour en métropole va être difficile avec nos pulls et nos chaussures fermées !!!

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20130626-191704.jpgOn fait le tour d’un des lacs malgré le brouillard pour ne pas rentrer bredouille de la journée …

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… Et on se réchauffe des 19°C (si, si, on grelotte !) extérieurs dans un petit restaurant qui propose des plats typiques açoriens. Il faut insister sur l’excellente cuisine à laquelle nous avons goûtée et ce dans tout l’archipel ! Les variétés de pain, tout d’abord, enfin du pain non brioché comme on l’aime ! Puis les fromages (fromages frais que l’on sert en entrée ou à pâte dure style Gouda), les plats à base de porc, de vache, de poissons (le restaurateur nous le présente frais pour que l’on choisisse et le cuisine ensuite). Le « bacalhau » ou morue, le poulpe, l’espadon divinement cuisinés. Quels régals ! Bom apetite !

Piscines naturelles du côté de Nordeste

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Ça se réchauffe …

Les moulins, encore un témoignage de la présence des colons néerlandais aux Açores !

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Le 26 au soir, le capitaine consulte la météo. Soucieux du confort de sa petite femme en navigation, il hésite à larguer les amarres demain. Le vent souffle à 19 nœuds et les vagues de 3 m toutes les 9 secondes ne lui disent rien qui vaille …
Vendredi matin, le vent soufflera dans le 61 avec 17 nœuds et … Les mêmes vagues de travers (beurk …). Il faudra bien partir un jour et les nauséeux feront des siestes prolongées. Je me fais surtout du soucis pour mon brushing …

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Nouveau challenge pour les moussaillons

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Journal -très bref-de la traversée São Miguel, Açores – Cadix, Espagne

28/06/2013

Départ du port de Ponta Delgada, São Miguel, à 9h

Navigation au près serré.
Bilan des troupes : Yohan est étonnement calme et mutique, Mathis a récupéré son ami des transats agitées à savoir le seau, la femme du capitaine est H S, Clément corvéable comme d’hab´ (il nous fait l’affront de lire dans sa cabine avec des creux de 3 mètres), le capitaine R A S, au top.
Les quarts de nuit seront assurés par Éric et Clément.

29/06/2013

La mer semble moins formée que la veille, mais la navigation n’est pas agréable. Les nuages sont bas, la mer est bleu acier, on a froid (19°C avec un ressenti à 17°C à cause de l’humidité). Mathis reste allongé. Yohan, après avoir vomi son repas de la veille, a repris sa verve habituelle. Clément lit « Damien autour du monde : 55 000 milles de défis aux océans ». On s’amarine … Progressivement.
Toujours au prés serré, à 43° du vent apparent. Liladhoc garde le cap.
Les quarts de nuit sont assurés par Éric et Clément, sans oublier « Marcello » notre pilote automatique, sans qui toutes les navigations auraient été très fatigantes.

30/06/2013

Près serré, entre 2 et 3 m de creux, pas de soleil. La navigation est toujours désagréable et chaotique, on est presque à mi-parcours et il nous tarde comme jamais de toucher terre !
Les repas sont rapides mais consistants. On évite les sauces et les graisses. Yohan et Mathis lisent « Le chat botté », Clément « Voiles, mers lointaines, îles et lagons » de Bernard Moitessier. La femme du capitaine s’est résolue à lire le moins possible pour cause de mal de mer tenace (malgré le Stugeron et les bracelets d’acupuncture !). Elle est bien loin notre navigation tranquille entre les îles antillaises !!! Liladhoc plante des clous, mais il avance !
Quarts de nuit assurés par le Cap’taine, par Clément et Béa.

01/07/2013

194 milles nautiques parcourus aujourd’hui.
Force 5/6 Beaufort, mer chaotique avec des creux de 3 m. Nuageux, avec quelques percées timides du soleil. On compte les jours ! De tant en tant, de grosses déferlantes passent par-dessus le toit et déversent des paquets de mer dans le cockpit. Tout est trempé dehors. La cabine de Mathis a subi des petites inondations (hublot non verrouillé à fond) et il a fallu éponger.
2 ris dans la Grand-Voile, 25 nœuds de vent. Les moussaillons s’occupent tranquillement. On décale d’une heure. Nous voilà à l’heure française !
Yohan ne dort toujours pas à 21h, il remonte de sa cabine en implorant un bout de pain, tel un personnage tout droit sorti d’un roman de Charles Dickens.
Quarts de nuit répartis comme la veille.

02/07/2013

J-1 avant l’arrivée, le moral des nauséeux remonte, le capitaine assure, comme toujours. Le soleil tente de nouvelles percées, plus fréquentes que la veille (19°C). On va entrer dans le « rail » des cargos, nous veillons attentivement. Force 5/6 dans la journée forcissant 7 en fin de soirée. Impossible d’entrer dans la cabine de Yohan depuis 2 jours ! Avec les secousses de la navigation, la porte s’est fermée et le secrétaire s’est brusquement ouvert. Le seul moyen d’entrer maintenant est de passer par le hublot. Compte tenu des creux de 3 mètres et des paquets d’eau qui s’écrasent régulièrement sur les flotteurs, on va attendre un peu … De toute façon, le moussaillon s’est fait une petite place au chaud dans la cabine de papa et maman !
Quarts de nuit idem.

03/07/2013

A l’abri de la côte, nous apprécions -enfin !- le calme de la houle, moins anarchique. Le soleil et la chaleur sont de retour ! 22°C extérieurs.
Éric en profite pour passer par le hublot tribord pour pénétrer dans la cabine de Yohan, qui a pris un peu l’eau par le hublot du côté (même s’il était bien fermé celui-là !), rabat le secrétaire et ouvre enfin la porte ! Les petites mains de Liladhoc s’activent, lessivent, aèrent les cabines … On range les chaussettes et les pulls !
Cadix, nous voilà ! Tchica tchica chic aï aï aï !

Et puis non, ce ne sera pas Cadix, mais Gibraltar ! Nous optons pour cette option car le vent a étonnement chuté et la mer semble désormais un lac. Les fichiers météo nous confirment cette accalmie pour demain et après-demain. Comme il n’est pas aisé d’entrer dans le détroit, nous décidons de profiter du créneau pour faire cap sur Gibraltar.

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Les Bermudes

Les Bermudes

Les brèves de la traversée Bahamas-Bermudes

Départ le 29 mai à 9h.

Un souffle de liberté envahit l’équipage.
Les mouettes nous accompagnent de leurs cris, le ciel blanc se confond avec l’océan. La mer un peu formée projette de l’écume blanche comme de la neige …

… Une pensée pleine d’émotion et de tristesse pour toi, cousine, disparue dernièrement dans tes alpages. Où que tu sois. Je comprends quels ont pu être ta joie et ton bien-être aux sommets des montagnes, comparables à notre plaisir d’être en mer, en harmonie avec la nature, sans le brouhaha de la vie urbaine, sans la pollution, la foule, les désillusions de ce monde …

Mauvaise surprise : jour J, plus de GPS, plus d’AIS (détection d’autres navires) ! Seule la cartographie et le GPS de l’I-pad nous sauvent in extremis !
Les 2 premiers jours n’ont pas été très agréables avec une houle de 2 m de face, chaotique, et 22/23 nœuds de vent pour une navigation au prés. Le ciel uniformément gris se confond avec une mer bleu métal, triste et silencieuse.
Poséïdon ne nous râte pas, le bougre, les ondes chaotiques ont raison des fragiles petits estomacs mis encore une fois à rude épreuve. Les seaux ne sont jamais trop loin. Les enfants sont étonnement calmes … Difficile de se déplacer dans le bateau en gardant l’équilibre ! Les repas prennent une dimension surnaturelle avec des verres et des assiettes qui se déplacent tout seuls, anarchiquement, sur la table.
Éric règle le problème d’informatique. Qui a dit que l’on s’ennuyait sur un bateau ?
On constate une chute des températures (22,7°C dans l’eau, 25°C dans l’air) et l’installation d’une humidité sur les coussins, les draps. Nous voici avec un pull pour la première fois depuis des mois !

Les vents ne nous aident pas et nous perdons des heures précieuses à tirer des bords. Nous savions dès le départ, en consultant les fichiers météo, que la navigation serait rude, mais pas dangereuse. Une nav’ spéciale « mal de mer » en fait. Il fallait de toute façon larguer les amarres compte tenu de notre planning (rentrée en France, La Grande Motte, pour la mi-juillet).
Comme dit Erik Orsenna : «  »Mets-toi en mouvement et tu comprendras pourquoi celui qui ne prend pas la mer ne connaîtra jamais la vérité ».
Les quarts de nuit ne sont cependant pas désagréables, même sans lune.
Il semblerait que quelques sirènes enjôlent par leurs chants Clément lors de ses quarts de 5 à 8 h … A vérifier !

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20130605-170207.jpgAu 4ème jour, nous pêchons deux beaux petits thons rouges !
Nous arrivons aux Bermudes le 3 juin dans l’après-midi, après 825 milles nautiques, pas fâchés de fouler la terre ferme de Saint George’s, seul port d’entrée. La »Bermuda Harbour radio » nous avait contactés à 10 milles des côtes et nous avait demandé toute une série de renseignements sur notre bateau. L’accueil au Customs office est cordiale ( ce n’est pas toujours le cas !). Nous ancrons dans la baie.

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La douceur du climat s’explique par l’influence des eaux chaudes du Gulf Stream. Les températures de l’air et de l’eau ont cependant baissé de quelques degrés par rapport aux Antilles !

Escale historique en Atlantique nord, les Bermudes accueillent les marins fatigués par une longue traversée depuis plus de trois siècles, ou pour une halte après une course en partance des USA.

4 juin

Nous visiterons l’archipel en une journée, en bus. L’archipel des Bermudes compte plus de 150 îlots, dont les plus grands sont reliés les uns aux autres par des ponts. Les maisons sont très colorées (beaucoup de rose bonbon, de vert, de bleu), tout en béton, y compris la toiture (les cyclones sont nombreux et récurrents), la végétation fleurie ne dépasse pas 4 m de haut, l’ambiance est très « smart », « british ». Nous avons beaucoup aimé ce petit pays très policé.

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20130605-170921.jpgsaint-George’s

Hamilton.
Les croisiéristes font escale ici et non à St George’s. Une flopée d’Américains fortunés en chemise hawaïenne pour les hommes et capeline et larges lunettes de soleil pour les femmes viennent consommer avant de remonter à bord de leur paquebot de luxe, amarré dans la Dockyard Marina.

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Magnifique cathédrale

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Clocktower

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Royal Naval Dockyard

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Les Bermudes furent découvertes par les Espagnols au XVIème siècle. Tant de navires firent naufrage sur leurs récifs qu’elles furent surnommées les « îles du diable ». Généralement, elles étaient contournées. Elles n’ont été colonisées qu’au XVIIème siècle à la suite d’une mésaventure. Sir George Somers, en route pour la Virginie, y fit naufrage pendant un cyclone ! La couronne britannique en fit une colonie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les USA installèrent une base militaire qui fermera en 1995. Les Bermudes sont l’un des plus anciens territoires britanniques à avoir un gouvernement autonome.

Les Bermudes sont un paradis fiscal et un des grands centres d’affaires international. La population a un niveau de vie très élevé et la pression immobilière est considérable. Les demeures ne sont cependant pas ostentatoires et se fondent dans un paysage verdoyant. Les tenues des hommes sont caractéristiques : une chemise à manches courtes, un bermuda (évidemment, on est aux « Bermudes » !!!), des chaussettes en laine scrupuleusement tirées jusqu’aux genoux et des chaussures de ville aux pieds !
Même les arbres sont habillés !!! Too much !

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5 juin

La journée est chargée : vérification du mât, consultation des fichiers météo, courses, mails, postage pour le Cned (Clément court après le temps pour finir ses dernières évaluations), lessives … Pour finir la journée sur le catamaran (Lagoon ancienne génération fabriqué aux USA) de René, un marin solitaire, à boire l’apéritif, afin de remercier Éric de l’avoir hissé en haut de son mât le matin même, la solidarité légendaire entre marins, quoi !